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SEINE-ET-MARNE : LA STATION D’ÉPURATION DERNIER CRI D’OISSERY ET SAINT-PATHUS

Oissery et Saint Pathus, deux petites villes voisines situées au nord de Meaux à la limite de l’Oise, viennent de se doter d’une station d’épuration de nouvelle génération. Il n’y en a que 2 de ce type en France. Parmi ses innovations, le recours à des bactéries épuratrices, qui permettent d’éliminer les polluants.

On n’est jamais trop prudent. Les élus et les responsables départementaux ont procédé à l’inauguration officielle la nouvelle station d’épuration d’Oissery-Saint-Pathus ce 1er juillet. En fait, celle-ci fonctionne depuis septembre dernier. Au moins est-on sûr et certain, au moment des cérémonies, discours et libations qu’elle fonctionne bien.

Ses bassins sont donc peuplés de bactéries spéciales qui ont pour vertu non seulement de purifier l’eau, mais aussi de la dépolluer en profondeur. Appelées « épuratrices », elles dotent cette station d’un nouveau type d’un atout supplémentaire : l’élimination des polluants. Les eaux, traitées dans trois bassins successifs, sont ainsi décarbonées, déphosphorées et dénitrifiées.

Après un ultime affinage, elles sont rejetées dans la Thérouanne, un petit affluent de la Marne. Il s’agit d’un procédé expérimenté aux Pays-Bas, mis au point et diffusé par la société Nereda.    

Les autres avantages

Utilisant un nouveau procédé, cette station a fait l’objet d’études poussées et complètes, qui lui garantissent une grande fiabilité à un haut niveau de performance. Le traitement concerne aussi les boues extraites dans les bassins. Celles-ci sont déshydratées par une centrifugeuse, puis valorisées pour être utilisées dans le compostage.

Par rapport aux stations plus classiques, la station d’Oissery-Saint-Pathus offre en outre d’un moindre encombrement, ce qui limite son emprise au sol, et améliore, d’après les experts, son aspect esthétique. Enfin, et ce n’est pas le moins important, elle bénéficie d’une consommation limitée et donc d’un coût d’exploitation réduit.

La facture 

Ceci devrait permettre d’amortir plus aisément de l’investissement. La construction de la nouvelle station a été décidée en 2018 et elle a débuté en 2019. Le coût total de l’opération se monte à plus de 6 millions d’euros. La communauté de commune des Plaines et Monts de France (CCPMF), pour 47 % de ce montant, et l’Agence de l’Eau, pour 46 %, ont été les principaux contributeurs. Pour sa part, le département a apporté 17 % de la somme.   

Crédit photos: Kalyakan – AdobeStock.

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