SEINE-ET-MARNE : LA VILLE DE PARIS S’OPPOSE À DE NOUVEAUX FORAGES PÉTROLIERS
La ville de Paris s’oppose au projet craignant pour l’alimentation en eau potable de la capitale. Aujourd’hui, deux puits de pétrole sont en activité sur la concession minière accordée à la société BridgeOil, demain, ils pourraient être douze. Si la Seine-et-Marne n’est pas le Texas ou l’Arabie saoudite, le projet d’extension n’est pas vu d’un […]
La ville de Paris s’oppose au projet craignant pour l’alimentation en eau potable de la capitale.
Aujourd’hui, deux puits de pétrole sont en activité sur la concession minière accordée à la société BridgeOil, demain, ils pourraient être douze. Si la Seine-et-Marne n’est pas le Texas ou l’Arabie saoudite, le projet d’extension n’est pas vu d’un très bon œil, à commencer par les habitants qui apprécient peu la proximité de ce voisin bruyant et malodorant, dont l’augmentation de la production de brut entraînerait un nombre accru de camions-citernes sur les routes.
Située dans le sud du département, sur les communes de La Genevraye, de Nonville et de Villemer, la filiale française de BridgeOil se heurte à présent à l’opposition de la ville de Paris depuis qu’elle a annoncé vouloir mettre en service 10 nouveaux puits de forage sur le territoire de la concession. « La zone concernée se situe au sein de l’aire d’alimentation des sources de Villeron et Villemer, exploitées par Eau de Paris, et qui permet l’alimentation en eau potable de Paris. La nappe qui alimente les sources utilisées par Eau de Paris alimente également les communes riveraines », rappelle le service de presse parisien.
« Ce projet comporte des risques avérés pour l’alimentation en eau potable de Paris. Une fuite d’hydrocarbures condamnerait les sources locales pour une période qui peut être longue » alerte Dan Lert, adjoint à la Maire de Paris en charge de la transition écologique, du Plan climat, de l’eau et de l’énergie, et président d’Eau de Paris.
« À l’heure de l’urgence climatique, où nous nous mobilisons pour une transition vers une société décarbonée, il est impensable qu’en France des sociétés ignorent l’Accord de Paris ».
De son côté, l’exploitant britannique a affirmé que ces forages se feraient dans la légalité et qu’ils se trouvaient en dehors de la zone de captage des eaux.
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