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SEINE-ET-MARNE : LES RÉPUBLICAINS, ARBITRES DU SECOND TOUR DES LÉGISLATIVES

Les 11 circonscriptions du département sont en ballotage et désigneront leur député ce dimanche. Dans 6 sur 11, un duel opposera la majorité présidentielle à la coalition menée par Mélenchon. Dans deux autres, le RN sera opposée soit à un candidat d’Ensemble soit à un de la NUPES. A chaque fois ou presque, les électeurs de LR en seront les arbitres, ce qui fait débat dans le parti.

Valérie Lacroute, la dirigeante de LR en Seine-et-Marne, n’a pas donné de consigne, pas plus que la direction du parti et son président, Christian Jacob. Elle indique tout de même que LR laisse ceux qui les suivent choisir entre voter blanc ou voter pour un candidat de la majorité présidentielle, mais avec cette précision capitale « tout dépend s’il y un vrai risque que l’extrême gauche l’emporte ». Traduction, dans les duels NUPES/Ensemble, elle conseille aux électeurs d’appuyer le candidat de la majorité présidentielle.

De nombreux membres, élus ou responsables de LR n’ont pas attendu sa permission. Jean Claude Mignon, ancien député de la 1ère circonscription, a appelé à voter pour l’élue sortante Modem, Aude Luquet. Il a pris l’initiative d’une tribune collective en ce sens, signée par une quinzaine de maires et d’anciens maires de la circonscription, intitulée « Faire barrage à l’extrême gauche ».

Dans la 10ème circonscription, le maire de Chelles et vice-président du conseil départemental, Brice Rabaste, a annoncé qu’il voterait pour Stéphanie Do, élue LREM sortante, menacée par le candidat LFI-NUPES. De même, dans la 2ème circonscription, l’élue départementale LR Béatrice Rucheton se prononce en faveur du maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, candidat Horizons-Ensemble.

En, revanche, l’ancien député de la 9ème, Guy Geoffroy, éliminé au 1er tour, a refusé de soutenir Michèle Peyron, de LREM, qui l’avait battu en 2017.

Les Républicains dans le bain

En réalité, le parti n’a guère le choix. Suivant le fameux principe « je suis leur chef, donc je les suis », il finit par faire comme ses électeurs. Eux n’hésiteront pas entre un envoyé de Mélenchon et un représentant de la majorité présidentielle. De plus, LR est dans le bain. Jean-Louis Thiériot, député sortant de la 3ème, a été devancé par une candidate LFI-NUPES. Un échange de bons procédés avec Ensemble lui serait bien utile.

Idem pour la protégée de Christian Jacob, qui ne se représente pas dans la 4ème, Isabelle Périgault, devancée de 9 points par le chef de file du RN. Le renfort des électeurs d’Ensemble est vital pour elle.        

Jean-François Copé voit LR en parti-charnière

Au-delà de l’élection, Jean-François Copé, dont la candidate à Meaux a été écartée dès le 1er tour, imagine une sorte de partenariat, durement négocié entre son parti et le gouvernement. Cela suppose que l’alliance qui soutient le président n’atteigne pas, dimanche, la majorité absolue.

Dans un de ces numéros d’équilibriste qu’il affectionne, le maire de Meaux s’évertue donc à ne faire aucun cadeau électoral à Ensemble, tout en lui faisant des offres de service pour la suite.        

Crédit photos: Antoine Lamielle.

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