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SEINE-ET-MARNE : MISSION DE CONFIANCE POUR FRANK RIESTER AU GOUVERNEMENT

Réélu député de la 5ème circonscription de Seine-et-Marne, le ministre du Commerce extérieur a changé d’attribution lors du remaniement d’hier. Il s’est vu confier le portefeuille des Relations avec le Parlement, alors qu’aucune majorité ne s’est dégagée des élections législatives.

L’ancien maire de Coulommiers a du pain sur la planche. Sa nouvelle tâche gouvernementale ne sera pas de tout repos. Avec 250 députés, il manque aux 3 groupes de la majorité, Renaissance (172), Modem (78) et Horizons (30), 39 députés pour prétendre à la majorité absolue à l’Assemblée nationale. 

Faute d’en disposer, la Première ministre, Elisabeth Borne ne demandera pas demain, à rebours de la tradition, un vote de confiance aux députés. En revanche, pour tenter de cimenter ses troupes disparates, la Nupes (Nouvelle union populaire écologiste et socialiste) va déposer une motion de censure.

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui ne siège pas lui-même dans l’Hémicycle, il s’agit d’obliger tous les membres de sa coalition à camper d’emblée dans une opposition frontale au gouvernement. Il avait tenté en vain de les contraindre à former un groupe unique, plus facile à faire marcher au pas. L’opposition radicale des 75 élus LFI ne fait aucun doute. Tout comme, sur l’autre bord, celle des 89 lepénistes.

Mais LFI est flanquée de 31 socialistes, 23 écologistes et 12 communistes (associés à 10 députés d’outre-mer), organisés en groupes indépendants. Ceux-ci sont susceptibles, au coup par coup, sur certains votes de se désolidariser de la Nupes. Franck Riester aura évidemment pour tâche d’en amener certains à s’abstenir, voire à voter quelques textes du Gouvernement ou de la majorité. Il devra aussi veiller à la cohésion de celle-ci, car chaque voix va compter à l’Assemblée nationale.        

Marges de manœuvre

Des marges de manœuvre, le nouveau ministre des Relations avec le Parlement devrait aussi en trouver auprès d’un groupe attrape-tout de 16 députés, dénommé « Libertés, indépendants, outre-mer et territoires », où se côtoient élus corses, centristes, ultramarins, etc. Il ira aussi en chercher du côté des 9 non-inscrits, dont 6 élus de gauche réfractaires à la stratégie de Mélenchon et qui ont l’intention de former dès que possible un nouveau groupe de centre gauche. 

Enfin et surtout, Franck Riester, naguère élu UMP puis LR, avant d’opter pour Emmanuel Macron en 2017, a été choisi pour tisser ou resserrer les liens avec ses anciens compagnons. Fort de ses 62 députés, même diminué, ce groupe est en position de faire pencher la balance en faveur de la majorité ou contre elle, presque à chaque scrutin parlementaire. C’est bien la raison pour laquelle l’élu de Coulommiers a remplacé Olivier Véran qui, lui vient de l’Isère et, surtout, du PS.

L’ère des compromis

Au sein de LR, de nombreuses voix s’élèvent pour une attitude constructive à l’égard du gouvernement. D’autres, à l’instar du nouveau président du groupe, Olivier Marleix, plaident pour une opposition ferme. Mais ce n’est peut-être qu’une attitude de principe, à l’aube de probables négociations. De la capacité de Franck Riester à nouer des compromis, en premier lieu avec cette « droite républicaine », dépendra en partie la longévité de ce Gouvernement.

Mais aussi, il ne faut pas l’oublier, de l’Assemblée elle-même, car faute de parvenir à légiférer, elle se précipiterait vers une dissolution devenue inévitable.        

Crédit photos: Photononstop – Picture alliance – Photoshot.

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