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UNE ÉTUDE SUR LA CHAUVE-SOURIS LANCÉE À AUX-MARAIS ET DANS LA FORÊT DE HEZ-FROIDMONT

Dans le cadre de l’animation des sites Natura 2000 du Beauvaisis, la Barbastelle d’Europe - l’une des 22 espèces de chauve-souris présentes dans les Hauts-de-France - va faire l’objet d’une étude scientifique afin de mieux la connaître. Très utile contre la prolifération des moustiques et des chenilles processionnaires, elle serait menacée d’extinction en Picardie.

« Les chauves-souris représentent un quart des espèces de mammifères dans le monde », rappelle la communauté d’agglomération du Beauvaisis (Cab). Parmi les 35 espèces répertoriées en France, la Barbastelle d’Europe reste l’une des plus méconnues alors même que sa population aurait baissé de moitié depuis les années 1950.

« Grande consommatrice d’insectes, la chauve-souris joue un rôle important dans la régulation des moustiques, processionnaires du chêne ou du pin (chenilles urticantes pour l’Homme) ou tordeuses de la vigne (ravageurs de cultures). »

En partenariat avec Picardie Nature, le Conservatoire d’espaces naturels des Hauts-de-France et l’Office national des forêts (ONF), l’intercommunalité de l’Oise a décidé de lancer une vaste étude scientifique, dans un rayon de cinq kilomètres autour d’Aux-Marais et de la forêt domaniale de Hez-Froidmont, pour « améliorer les connaissances sur leurs principaux espaces de vie, notamment leur gîte d’hibernation ou de maternité, lieux où elles sont les plus vulnérables ».

Au total, 21 communes font partie du périmètre dont Allonne, Beauvais et Bresles.

Identifier leur lieu de présence

« Entraperçues occasionnellement en hiver, elles ont encore beaucoup à nous apprendre sur leurs gîtes d’été (maternité) et leurs déplacements. Au cours de l’été, en effet, les femelles se logent par petits groupes contre le bois transformé ou non par l’homme, pour mettre bas et élever les nouveau-nés en crèches. »

L’enjeu pour les scientifiques va être d’identifier les arbres et les charpentes qui abritent ces maternités. À l’aide d’un filet, les femelles vont être capturées et être équipées d’un émetteur afin de les géolocaliser.

Crédit photos: Jean-Philippe Delobelle – Biosphoto – BIOS.

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