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UNE FORMATION POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DE L’HORLOGERIE

Pour répondre aux besoins du secteur de l’horlogerie, l’AFPA Bourgogne Franche-Comté multiplie les formations. Dernière en date, à Besançon, celle d’agent technicien vendeur en horlogerie associe la dimension commerciale à la réparation rapide

Avec un taux de réussite de 100%, la formation d’agent technicien vendeur en horlogerie mise en place par l’AFPA Bourgogne Franche-Comté sur son site de Besançon peut faire des envieux.

Co-construite avec les professionnels de la bijouterie par le biais de la fédération de l’horlogerie, elle s’applique à correspondre aux réalités et aux attentes du secteur. « Les entreprises que nous rencontrons n’avaient pas de formation adaptée et contextualisée pour le secteur », précise Raphaël Edelblutte, responsable d’affaires à l’AFPA de Besançon. La première promotion, lancée en juin 2020, comptait quinze apprenants.

La formation, de 525 heures sur quatre mois, comprend un socle de compétences et quatre semaines d’immersion en entreprise. « Nos stagiaires sont formés à la vente d’une part et à la réparation rapide liée à l’horlogerie d’autre part. » Le conseil client et la vente, la gestion de l’approvisionnement, la mise en place d’une vitrine répondent aux besoins commerciaux. « Nos élèves apprennent aussi à poser un diagnostic en horlogerie. Ils peuvent ensuite réaliser certaines tâches grâce aux bases de compétences horlogères acquises à l’AFPA grâce à son pôle horloger. »

En capacité de changer une pile de montre ou un bracelet, l’agent technicien vendeur en horlogerie peut également définir un problème plus complexe telle qu’une panne liée à l’étanchéité afin d’adresser le produit vers un service après-vente.

Un oeil sur l’avenir

Depuis le lancement, trois promotions se sont succédées portant le nombre de futurs agents techniciens vendeurs en horlogerie à 45. Parmi eux, 43 demandeurs d’emploi ont profité d’un financement du Conseil régional tandis que deux personnes ont initié la possibilité de réaliser cette formation en contrat d’apprentissage grâce au soutien des opérateurs de compétences, OPCO. « Ils accompagnent les TPE/PME dans leur obligation de former et qualifier leurs collaborateurs et garantir un développement des compétences », rappelle Raphaël Edelblutte.

Alors que trois autres promotions sont attendues en 2021, le financement régional devrait lui courir jusqu’en 2022 tandis que le responsable d’affaires de l’AFPA à bon espoir qu’il soit reconduit en fonction des besoins du secteur.

« Nous n’avons pas encore de visibilité sur les taux de placement en raison de la crise qui a touché l’activité horlogère avec une baisse d’environ 20 % des chiffres d’affaires. Pour autant, nous enregistrons déjà des retours dans l’emploi pour les personnes formées. » Actuellement, le secteur de la vente en horlogerie/bijouterie représente environ 18 000 emplois.

En décembre dernier, l’Unesco inscrivait l’horlogerie au patrimoine culturel immatériel mondial, saluant ainsi le savoir-faire franc-comtois.

Nadège Hubert

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