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VIOLENCES INTRAFAMILIALES : LA SAÔNE-ET-LOIRE S’ENGAGE PLUS ENCORE

Le conseil départemental a signé les trois premières conventions triennales avec l’État et les réseaux Vif pour le financement de nouveaux postes d’intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries (ISCG) du territoire. Cet engagement traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer la prévention et la lutte contre les violences dans la sphère familiale.

La crise sanitaire a agi comme un révélateur supplémentaire des violences qui peuvent être commises au sein de la cellule familiale, en particulier lors de la première phase de confinement. Ces violences ne se limitent pas à celles exercées par les parents sur leurs enfants et peuvent revêtir différentes formes, physiques, verbales, psychologiques, sexuelles ou économiques.

Dans le cadre de sa mission sociale de prévention, d’accompagnement des familles et la protection de l’enfance, et de son partenariat avec l’État sur la prévention de la délinquance, le conseil départemental de Saône-et-Loire a adopté, dès 2018, un programme de lutte contre les violences intrafamiliales.

En décembre 2020, la collectivité territoriale a souhaité accentuer cette politique en votant un accord-cadre avec l’État et les réseaux Vif (Violences intrafamiliales) pour la création de six postes d’intervenants chargés de l’écoute des victimes et de les aiguiller dans les procédures. « Aujourdhui, trois projets sont finalisés, permettant la signature de ces conventions avec quatre communes du bassin minier (Montceau-les-Mines, Blanzy, Saint-Vallier, Sanvignes-les-Mines) et deux communautés de communes (Mâconnais Beaujolais Agglomération et Bresse Louhannaise Intercom) », détaille le conseil départemental. « En Saône-et-Loire, le déploiement envisagé sinscrit dans les suites du Grenelle des violences conjugales au cours duquel les forces de lordre ont procédé à une estimation et à une priorisation des besoins en matière de postes dISCG. »

Un réseau Vif qui se densifie

Dans le bassin minier, cet accord-cadre a permis, par exemple, de créer un poste mutualisé de travailleur social qui partage son temps entre le commissariat de Montceau-les-Mines et la gendarmerie. Au total, la Saône-et-Loire compte 11 cellules Vif sur son territoire dans lesquels le conseil départemental est impliqué à des degrés divers comme à Gueugnon, à Tournus ou à Bourbon-Lancy.

À Chalon-sur-Saône, le réseau mis en place par la ville en 2016 avait déjà accueilli, en octobre dernier, près de 600 personnes, majoritairement des femmes.

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