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YONNE : ANTHONY FUMEY, L’ENFANT TERRIBLE DE LA CUISINE FRANÇAISE

L’école, de son propre aveu, n’était pas faite pour lui. Adolescent, Anthony Fumey préférait aller cueillir des champignons dans les bois ou partir taquiner le goujon, plutôt que d’attendre sagement en classe. C’est certainement cela qui lui donner envie de devenir cuisinier, les bons produits et l’envie de faire. L’élève dissipé entre alors en apprentissage […]

L’école, de son propre aveu, n’était pas faite pour lui. Adolescent, Anthony Fumey préférait aller cueillir des champignons dans les bois ou partir taquiner le goujon, plutôt que d’attendre sagement en classe. C’est certainement cela qui lui donner envie de devenir cuisinier, les bons produits et l’envie de faire. L’élève dissipé entre alors en apprentissage chez Daniel Gaspard, à l’Auberge du Point du jour à Bléneau et découvre un univers où les maîtres-mots sont la rigueur et la discipline. « Lorsque tu choisis l’apprentissage, tu ne le fais pas pour gagner de l’argent. Tu le fais pour apprendre un métier. » Le jeune homme est doué et apprend vite. Il intègre la brigade de grands chefs, triplement étoilés : commis de cuisine chez Marc Meneau à Saint-Père-sous-Vézelay, puis second de cuisine chez Georges Blanc à Vonnas (Ain).

C’est chez Alain Renaudin, au restaurant les Tilleuls à Vincelottes, qu’il commence à montrer l’étendu de son talent à l’étranger puisqu’il participe à des démonstrations culinaires à Mayence en Allemagne et à Cracovie en Pologne. En 1996, il s’envole au Canada, puis en Uruguay pour mettre en place les équipes dans des Relais & Châteaux. La même année, il est appelé par Jean-Paul Bondoux pour prendre en charge une brigade de 25 personnes dans les restaurants Le Bourgogne à Buenos Aires (Argentine) et à Punta Del Este (Uruguay). « À cette époque, je travaillais quatre jours en Argentine et le jeudi soir, je prenais l’avion pour l’Uruguay afin de diriger l’équipe le week-end ». En 1999, il est élu parmi 600 confrères meilleur chef d’Amérique du Sud grâce, notamment, à son croustillant de Saint-Jacques et de langoustines au beurre d’agrumes. Il reçoit alors les honneurs du Président de la République, Jacques Chirac.

Mais en 2001, la crise financière argentine l’oblige à revenir en France. « Du jour au lendemain, les portes des banques étaient murées… », se souvient-il. L’inactivité sera de courte durée. Il est appelé dans les plus grands restaurants, en Suisse ou en Espagne, pour mettre en place la carte et constituer les équipes. Il commence aussi à se faire un nom dans le tout-Paris. Le roi du Maroc, Mohammed VI, fait appel à ses services pour sa cuisine privée lors de ses déplacements en France, tout comme Stéphane Bern, Claire Chazal, le prince héritier d’Arabie saoudite ou encore un certain Emmanuel Macron, pas encore chef de l’État. Pendant 15 ans, il est aussi le cuisinier privé du P-DG du Crédit agricole à La Défense.

Aujourd’hui, revenu à Toucy, il entend vivre avec sa famille « loin du stress de la vie parisienne » et vient de lancer, il y a peu, Fumey Gourmet, un service de traiteur. À la carte : des plats, fruits de toutes ses expérience, accessibles au plus grand nombre. Un moyen aussi de fermer la boucle.

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