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YONNE : GUILLAUME LARRIVÉ, EN ÉQUILIBRE INSTABLE

Lors de la composition du dernier gouvernement, il convoitait un portefeuille ministériel. Il pourrait bientôt perdre la présidence de la fédération des Républicains de l’Yonne. Dans une lettre interne adressée aux militants du département et aux instances nationales, cinq membres du parti de droite ont demandé officiellement à Guillaume Larrivé de démissionner de la présidence, […]

Lors de la composition du dernier gouvernement, il convoitait un portefeuille ministériel. Il pourrait bientôt perdre la présidence de la fédération des Républicains de l’Yonne. Dans une lettre interne adressée aux militants du département et aux instances nationales, cinq membres du parti de droite ont demandé officiellement à Guillaume Larrivé de démissionner de la présidence, dont il détient les rênes depuis 2018.

Ces signataires, parmi lesquels le Conseiller départemental et maire de Migennes, François Boucher, et son homologue au département – et paronyme – le maire de Saint-Denis-lès-Sens, Alexandre Bouchier ne lui pardonnent pas sa soudaine adhésion à la politique présidentielle. « Avec virulence, Guillaume Larrivé a toujours dénoncé les trahisons de ceux qui avaient rejoint le président Macron. Dans un pamphlet écrit en 2018, il qualifiait d’ailleurs le macronisme de nouvel absolutisme. Dénonçant « la Présidence égocratique », le député de l’Yonne martelait son message : Macron c’est pire qu’Hollande ! ».

Une connivence qui n’est pas compatible avec la ligne du mouvement, comme le souligne Alexandre Bouchier, pour qui Guillaume Larrivé reste « un type brillant à bien des égards ».

« Je comprends tout à fait qu’il ait voulu se mettre au service de la France mais on nous rappelle au niveau national que nous devons incarner l’alternative. Pour les prochaines échéances électorales, nous devons avoir une ligne claire ! ».

Cependant, cette politique de clarification voulue par les Républicains semble être à géométrie variable car, hasard des calendriers ou camouflet pour les frondeurs, le 16 septembre, la veille de la « fuite » du texte, Guillaume Larrivé accueillait à Auxerre, Gilles Platret dans le cadre de la campagne pour les élections régionales.

Ce dernier, vice-président national du parti n’a semble-t-il pas pris ombrage des derniers positions du député icaunais. Mieux, sur Twitter, le maire de Chalon-sur-Saône déclarait avec emphase : « Ton soutien à un prix énorme, mon cher Guillaume, merci à toi ! » En digne héritier de Jean-Pierre Soisson, qui n’a pas hésité à louvoyer tout au long de sa carrière de la « gauche de la gauche » à la « droite de la droite », et dans un département où l’étiquette politique d’un jour n’est pas celle du lendemain, le député Larrivé n’est pas encore sur le départ.

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